Soumis par Geneviève CASANOVA le
Nous avons le plaisir de vous inviter à lire un numéro qui se nourrit de vos constats, de vos inquiétudes et qui propose des alternatives, du changement structurel, des inversions de paradigme. Les associations sont entrées résolument dans la campagne en vue des élections présidentielles pour que soit « assuré l’accès de tous aux droits commun » (Secours Catholique) mais en évitant de « porter un droit des pauvres, qui serait un pauvre droit » selon les mots magnifiques de la Fondation Abbé Pierre (Patrick Doutreligne).
Elles demandent un « Big-Bang pour les politiques de jeunesse », elles soumettent aux candidats un « Contrat social pour une nouvelle politique du logement » et les engagent à « Construire l’avenir avec les enfants et les jeunes ».
Même si c’est une gageure dans le contexte difficile que nous traversons c’est la seule posture qui permette de vivre au quotidien avec les habitants de nos territoires d’intervention et puis ces propositions s’inscrivent dans la logique ascendante historique de l’intervention sociale. De cela nous sommes fiers et même nous pouvons dire que nous sommes heureux.
Dans cette période d’incertitudes et de débats, on peut relire que la délinquance est due à un « mépris pour les valeurs fondamentales de notre société » (discours de Grenoble), on peut aussi décider que les hausses des cambriolages et du chômage sont étroitement corrélées. Mais pourquoi ne pas plutôt se demander si le chômage ne sape pas lui aussi les « valeurs fondamentales » du pacte social et considérer décidément que les choses sont complexes et les causes toujours multiples. Le penser et le dire, inlassablement.
Nous vous souhaitons de bonnes lectures et vous recommandons la bibliographie, particulièrement riche dans ce numéro.
Geneviève Casanova & Bernard Heckel
